• Éloge de l'abandon

    On hésite, on hésite.

    Devant la page blanche d'un bout de terre tout fraîchement arraché à son état d'être originel et sans questions, l'esprit humain se torture.

    Parce qu'entre le façonnage systématique au gré de notre vouloir et de nos conceptions, l’irrésistible désir de mettre de l'ordre, ranger, arranger, rationaliser, optimiser, mettre à notre service la formidable intelligence de la nature, et le laisser aller et faire confiance totale aux forces dont nous sommes les enfants, l'aptitude à reculer d'un pas pour faire la place à ce qui nous dépasse, il y a mille options possibles, en fonction de notre regard sur la Vie.

     

    Éloge de l'abandon

    Éloge de l'abandon


    Alors oui, on aurait pu retourner la terre, faire pousser des rangées de poireaux au garde-à-vous sur une terre toute nue toute propre, on aurait pu faire des déserts verts coupés ras sur des ares et des ares, forcer des baies de goji à produire sur l'argile de l'Aunis, ou apprivoiser un pain parasol, ou...


    Mais ces choix sont loin d'être les seuls respectables.

    Certains, par exemple, préfèrent s'abandonner au spectacle des merveilles qui s'effectuent à plein temps sous leurs yeux et sous leurs pieds, quitte à glaner quelques picots aux chaussettes.

    Et pourquoi donc ?
    Parce que le non-agir rapporte gros, pardi !

    Oui, des cadeaux à foison (clic sur les images pour les agrandir)

    Éloge de l'abandon Éloge de l'abandon Éloge de l'abandon
    la camomille au pied du perron un pré qui se fait sa place entre les maisons la vigueur de la mal-aimée picris quand on lui en laisse le loisir
    Éloge de l'abandon Éloge de l'abandon Éloge de l'abandon
     les graminées cheveux au vent,  en bouquet dynamique,  en bordure naturelle

     

    Éloge de l'abandon Éloge de l'abandon Éloge de l'abandon
    la carotte sauvage piste d'atterrissage...  champ de butinage collectif... dortoir très apprécié
    Éloge de l'abandon Éloge de l'abandon Éloge de l'abandon
    la macédoine de fleurettes les petites marguerites et le plantain la belle sauvagitude...

     

    De l'abandon à l'abondance... Même pas un petit pas. Une concordance totale.

    Où est le problème sinon dans nos esprits égarés ?

     

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