• Genèse

     

    Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin.

    (Proverbe africain)

     

    Au départ, juste une évidence : vivre différemment !

    En accord profond avec nos convictions. Celles-ci ne doivent pas rester lettre morte. Il est important de passer à l’action, de concrétiser nos belles idées écologiques, de respect de l’humain, de respect de la Terre, de partage, d’entraide, d’ouverture...

    17 Juin 2007

    L’idée d’un écohameau est lancée et accueille les suffrages d’une quinzaine de personnes.

    Et c’est parti ! Rencontres, recherches de terrains, démarches auprès des mairies, des notaires, des agences, sur internet… Toutes les pistes sont exploitées…
    Pas simple de trouver un terrain qui corresponde à nos exigences (surface, exposition, sans nuisances importantes, proche d’un village et pas trop loin d’une ville, avec un maire favorable au projet et qui puisse le soutenir, à un prix abordable… et tout cela en Charente-Maritime… !)

    Mais nous étions enthousiastes, comme on peut l’être au début d’une aventure, quand tout est ouvert.

     

    Juillet 2007

    Nous rencontrons Edouard Rousseau, agriculteur bio à Saint-Germain de Marencennes, qui envisage un lotissement de maisons bioclimatiques sur une de ses parcelles devenue constructible.
    Nous avons fait un bout de route ensemble (6 mois), partagé de très beaux moments.
    Mais ne nous sentant pas en accord avec les principes constructifs proposés par l’architecte, nous nous sommes mis à la recherche d’un autre lieu, ce qui ne nous empêche pas, aujourd’hui encore, de garder de très bonnes relations avec Edouard (c’est d’ailleurs avec ses bottes de paille que sera construite la première maison de notre écohameau !)

    Décembre 2007, l’association Hélioterre est créée

    La recherche reprend : pas moins de 40 terrains ont été visités, sur une période de 6 mois. De nombreux contacts sont pris (particuliers, constructeurs, entreprises, organismes, salons, forums, visites de projets du même type…) 

    Finalement restent en balance 3 terrains qui ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients : 

     - Un terrain municipal à Saint-Vaize, prés de Saintes.
    Mais c’est du rocher (pratiquement pas de terre), et il se trouve à proximité d’une usine classée SEVESO.

     - Un terrain municipal à Bignay, prés de Saint-Jean-d'Angély avec un maire particulièrement dynamique et encourageant.
    Mais... l’autoroute n’est pas très loin, la nationale tout près et, surtout, le secteur est soumis aux bâtiments de France, avec toutes les restrictions et exigences dont certaines incompatibles avec des maisons bioclimatiques !

    - Le terrain d’un particulier à Saint-Martin-de-la-Coudre.
    Le maire très ouvert et efficace, l'orientation du terrain parfaite et de plus le propriétaire est un agriculteur très sympathique, très intéressé par notre projet et qui propose de prendre en charge la viabilisation de la parcelle, ce qui nous enlève une sacrée épine du pied.
    Attenant à la parcelle constructible, 1 ha de terrain agricole, idéal pour un verger, un potager.
    Malgré cela, le terrain ne convient pas à tout le monde, pas assez vallonné, trop d’agriculture intensive (même s’il y a pire !)

    Arrive un temps où il faut se décider

    Espérer que les prises de conscience amèneront le milieu agricole à plus de respect de la Terre, à une agriculture non polluante (positivons !)
    Ne plus attendre la solution parfaite, qui risque de se laisser désirer longtemps et de nous empêcher de poser des actes.

    Juin 2008, les dés sont jetés !

    Nous nous installons à Saint-Martin-de-la-Coudre.

     Genèse

    Y’a plus qu’à se mettre au travail, enfin façon de parler, car ce projet, on y travaille d’arrache-pied depuis le début !
    L’ordre du jour de chaque réunion mensuelle est toujours bien fourni. On ne s’ennuie pas ! D’autant que nous terminons toujours par un repas commun (chacun apportant ses spécialités).
    Il est important de joindre l’utile et l’agréable !

    Frédéric Bessonnet prend en charge la viabilisation mais il est entendu qu’il nous appartient de définir l’organisation de l’espace et les conditions d’implantation des maisons, de la voirie, du système d’assainissement.
    Chacun y va de son petit délire...

    Il apparaît qu’on se doit tout de même de respecter certaines exigences si on ne veut pas se mettre à dos les instances administratives et si on ne veut pas passer pour des hurluberlus.
    Mais il y a des points sur lesquels on reste intraitable : en particulier la phytoépuration (qui nécessite l’utilisation de toilettes sèches) et la liberté concernant le choix de nos principes constructifs. Ce qui n'est pas toujours simple avec les architectes (passage obligé pour le permis de lotir).

    Heureusement la confiance a toujours prévalu malgré les obstacles et les freins (Syndicats des eaux, ERDF, tracasseries administratives pour le lotisseur, etc.)
    Par contre, il est à noter que nous avons eu une oreille attentive de la part de la personne de la DDTM qui s’est penchée sur notre dossier, de l’architecte conseil, ainsi que du sous-préfet de Saint-Jean-d'Angély.
    Quant à M. Fouet, le maire de la commune, il nous a toujours encouragés et accompagnés efficacement.

    Nous avons fait le choix de ne pas demander d’aides ou de subventions.
    Nous n’avons pas non plus cherché à nous faire connaître sur une grande échelle (via les médias), restant discrets autant que possible, sans refuser toutefois de répondre aux demandes qui nous ont été faites par certains journaux ou revues.
    Il nous a semblé important d’être suffisamment avancés dans notre projet avant de parler et de faire parler de nous largement, ceci pour éviter de nous disperser et d’être happé par un trop plein de rencontres, de réunionites, de témoignages à donner.

    Deux d’entre nous sont déjà implantés sur la commune depuis l’automne 2008. Trois autres sont arrivés peu après, trois autres encore ont déménagé pour venir s’installer en location dans les environs en attendant de construire.
    Le fait d’être sur place facilite amplement le bon déroulement des opérations et permet aux voisins de nous connaître.

     

    Les chantiers et activités

    • Réfection du mur

        

     

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    • Plantation des haies, des narcisses et des pommes de terre

     

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    • Feux de la Saint-Jean

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    Les rencontres organisées par la Mairie, les « bonjours », « bonsoirs » sur les « pas de porte » sont des atouts de poids pour une bonne intégration.

     

     
    2010, une SCI est constituée

    Un petit bois est acheté, à 2 km de l’écohameau.


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    Avril 2011: nous partons en virée

     

    Genèse

    Une semaine dans le Jura. Belle aventure encore que ces moments partagés.

    Sont aussi programmés des moments festifs (anniversaires, 1er de l’an, journées créatives, etc.) qui permettent de mieux se connaître.

     

      



    Juillet 2011: premiers coups de pelleteuse

    C'est le début de la viabilisation.

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    Septembre 2011 : dépôt du 1er permis de construire

    Janvier 2012

    Réalisation de la maquette du lotissement.
    On s'en est donné à cœur joie !

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    Mars 2012 : signature de 9 compromis de vente

    Ça fait presque 5 ans que le projet est lancé ! Pas de temps morts, il y a toujours à faire ! Et que de bons moments partagés ! Si l’un d’entre nous montre du découragement, les autres sont là pour le rebooster !  

    Notre relation avec Frédéric Bessonnet, le lotisseur, a toujours été basée sur la confiance. Sans cette confiance, nous n’aurions certainement pas pu aboutir (nos engagements mutuels n’étaient qu’oraux malgré l’enjeu important pour lui comme pour nous).

    C’est au cours du 2ème semestre 2011 et du 1er trimestre 2012 que nous avons contacté les entreprises, et finalisé leurs interventions (constructeur d'écoquilles, charpentier, maçon, électricien, plombier, fabricant de cuves de récupération d’eau, panneaux solaires thermiques, etc.)
    Dans la mesure du possible, en fonction de nos choix constructifs, nous faisons intervenir ces mêmes entreprises sur plusieurs maisons. 

    Un des moments les plus délicats est le passage à l’acte : quand il faut ouvrir le porte-monnaie, et s’engager véritablement !
    Quelques-uns sont encore en attente de solutions pour pouvoir acheter et bâtir.
    C’est la phase où il faut se défendre auprès des banques et prendre des risques !

    Aujourd’hui, sur les neuf compromis de vente signés en mars, cinq ventes sont d’ores et déjà finalisées, deux maisons sont en cours de construction, et d’autres ne vont pas tarder à suivre !

    Il nous a fallu beaucoup de persévérance, mais nous voyons aujourd’hui que le jeu en valait la chandelle.
    Même si à ce jour, deux terrains n’ont pas encore de propriétaire, si deux autres sont en point d’interrogation, nous y sommes vraiment : l’aventure se poursuit et se révèle toujours aussi passionnante, parce que l’équipe est solide, que nous y croyons et sommes convaincus que ce projet est un projet d’avant-garde, porteur d’espérance !

     

    Hélioterre, le 20 Avril 2012

     

     

    Cliquez ICI pour voir les premières maisons de l'éco-hameau en 2012.